1. Des délais variables selon les territoires et le type de cancer
La densité médicale francilienne masque des disparités fortes. À Paris et en proche couronne, l’accès rapide aux traitements innovants ou à un second avis est favorisé. Mais en grande couronne (91-78-77-95), des délais d’attente supérieurs à 3 semaines sont signalés pour certains examens (imagerie, biopsies), surtout l’été (Observatoire régional). Hors urgence, il faut en moyenne 11 à 14 jours pour débuter un traitement après le diagnostic en centre référent.
2. Accès aux traitements innovants et essais cliniques
- Plus de 2 500 patients bénéficient chaque année d’un essai clinique en Île-de-France, principalement dans les CLCC.
- Les essais sont recensés sur le site de l’INCa et relayés sur la plateforme régionale.
- Les traitements dits « de dernière génération » (immunothérapie, CAR-T cells) sont principalement accessibles à Paris/Sud-Francilien, mais des programmes visent à les déployer en grande couronne.
L’accès aux innovations dépend du type de cancer, mais aussi des réseaux constitués autour des établissements leaders.
3. Les situations de précarité et d’isolement
Le rapport « Cancer et précarité en Île-de-France » (La Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer, 2021) rappelle que 29% des patients renoncent à des soins annexes ou à un accompagnement social par manque d’information ou de moyens. Le soutien des assistantes sociales hospitalières, des dispositifs d’accompagnement à domicile (SPASAD, HAD), et des associations spécialisées s’avère alors déterminant, particulièrement pour les personnes isolées, non francophones ou en situation d’errance administrative.