Le parcours de soins en cancérologie, mais aussi plus largement lors de maladies chroniques ou d’interventions lourdes, génère une quantité importante de documents. Il est utile de distinguer les pièces indispensables à transmettre de celles qui sont à archiver mais qui ne nécessitent pas d’être systématiquement transférées.
Les indispensables pour le nouveau service médical
- Compte-rendu d’hospitalisation (hospitalisation antérieure, urgences, consultation spécialisée)
- Résultats de scanner, IRM, radiographies : privilégier les derniers examens en date, de préférence avec les CD ou supports numériques si disponibles
- Bilan sanguin : dernière prise de sang et examens complémentaires pertinents (marqueurs tumoraux, bilan hépatique ou rénal…)
- Lettre de liaison : rédigée par le médecin qui organise le transfert. Elle est désormais obligatoire lors des transferts d’un établissement à un autre (Décret du 4 mai 2020)
- Protocoles de traitement en cours : chimiothérapie, radiothérapie, traitements oraux, plan de soins…
- Liste des traitements en cours (ordonnance récente)
- Carnet de surveillance ou d’observance (anticoagulants, diabète…)
- Résumé du dossier d’éducation thérapeutique le cas échéant (utilisé en oncologie, diabétologie, etc.)
La lettre de liaison, rendue obligatoire en 2021, doit donner une vision concise et fiable du parcours médical. Son absence peut entraîner un allongement administratif du transfert et un surcroît d’angoisse, notamment dans les pathologies graves (HAS).
Les documents à archiver dans la durée
- Comptes rendus opératoires antérieurs
- Historiques des résultats d’imagerie importants
- Dossiers d’analyses anatomopathologiques (biopsies, marges, etc.)
- Courriers échangés entre spécialistes
- Anciennes ordonnances (utilité médico-légale sur 2 ans au minimum)
- Copies des déclarations d’affection longue durée (ALD), décisions de la MDPH le cas échéant
Certains documents doivent être conservés toute la vie, notamment les comptes rendus opératoires et les résultats d’anatomopathologie, essentiels en cas de recours ultérieur. L’Assurance Maladie recommande de conserver les pièces médicales “aussi longtemps que possible” pour faire valoir ses droits ou en cas de contestation (ameli.fr).